Au pied de la cathédrale de Strasbourg, environ 400 personnes se sont rassemblées à l’appel de l’ONG Portes Ouvertes pour manifester leur soutien aux chrétiens persécutés dans le monde, le 3 avril dernier.
Une première. L’ONG Portes Ouvertes a organisé un rassemblement sur la place du Château, au pied de la cathédrale de Strasbourg, le 3 avril dernier, jour du Vendredi saint pour les catholiques. Sur place, 400 personnes étaient rassemblées pour afficher leur soutien aux chrétiens persécutés dans le monde. Ils représentent un chrétien sur sept selon les chiffres de l'organisation.
Des croyants de différentes branches du christianisme étaient présents, ainsi que des religieux qui ont pris la parole pour alerter sur ces chiffres et rappeler l’importance de soutenir les chrétiens victimes de violences dans le monde en raison de leur foi.
Parmi eux, le père Jean-Georges Boeglin, délégué par l’archevêque de Strasbourg, le père Vasile Iorgulescu, délégué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France représentant les orthodoxes de la ville, et le pasteur Glyn Hackett, président de l’Entente des Églises protestantes évangéliques de l’Eurométropole de Strasbourg.
Les organisations de l’Aide à l’Église en détresse et de l’Œuvre d’Orient étaient également représentées, avec l’intervention d’Antoine Villain et de l’abbé Christophe Ribas.
Sur place, quinze statuettes ont été érigées, chacune portant le nom d’un des quinze pays de l’Index dans lesquels il est le plus dangereux d’être chrétien. Il s’agit de la Corée du Nord, de la Somalie, du Yémen, du Soudan, de l’Érythrée, de la Syrie, du Nigeria, du Pakistan, de la Libye, de l’Iran, de l’Afghanistan, de l’Inde, de l’Arabie saoudite, du Myanmar et du Mali.
Les participants, qui avaient reçu au préalable un des drapeaux de ces pays, ont déposé une rose blanche. Trente-cinq autres drapeaux ont également été distribués afin de symboliser, au total, les 50 pays de l’Index.
Le rassemblement s’est conclu par une minute de silence solennelle. "C’est une manière pour nous de nous rappeler que nous avons le choix de nous taire, alors que pour eux, ce silence est imposé", nous a confié Aimée Nichols, chargée d'événements et de partenariats médias.
C'est la première fois que l'équipe de Portes Ouvertes France organise ce type de rassemblement à Strasbourg, siège officiel du Parlement européen. Un succès qui pourrait les inciter à renouveler ce type de rassemblement à l'avenir.
Découvrez notre reportage sur place :
Mélanie Boukorras