Église attaquée en Jordanie : qualifications terroristes retenues

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La justice jordanienne a indiqué le 3 novembre avoir retenu sept chefs d'accusation liés au terrorisme contre trois hommes soupçonnés d'avoir perpétré une attaque meurtrière contre une église du sud du royaume.

Des hommes armés avaient ouvert le feu le 23 octobre lors de funérailles dans cette église grecque-orthodoxe du gouvernorat de Karak, tuant neuf personnes et en blessant 25 autres.

Les suspects, qui avaient pris la fuite, avaient été arrêtés trois jours plus tard. "Le ministère public a achevé toutes les procédures d'enquête (...) relatives à l'attaque terroriste menée contre l'église (...) dans la localité de Hamoud", a indiqué le procureur près de la Cour de sûreté de l’État dans un communiqué.

Celui-ci précise que, parmi les sept chefs retenus figurent notamment "commission d'actes terroristes ayant entraîné la mort d'une personne", "exécution d'actes terroristes au moyen d'armes et de munitions", "détention d'armes et de munitions à des fins terroristes" et "promotion de l'idéologie d'un groupe terroriste".

Le chef de "commission d'actes terroristes ayant entraîné la mort d'une personne" est passible de la peine de mort en Jordanie. Le soir de l'attaque, la Jordanie avait annoncé avoir mené des frappes aériennes en Syrie pour détruire, selon elle, des foyers "terroristes" liés aux assaillants. Selon Damas, ces frappes ont fait au moins sept morts, dont trois enfants, tandis qu'Amman a assuré avoir tué "plus de 20 combattants de Daech", acronyme en arabe du groupe Etat islamique (EI).

L'EI contrôlait de vastes portions du territoire syrien avant d'être vaincu en 2019. Mais il continue d'y revendiquer épisodiquement des attaques contre les forces gouvernementales.

La Rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / AKA-RA

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