Le destin tragique de Lyhanna : "Le cœur de Dieu est attristé"

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Le 7 juin, 6 000 personnes ont participé à une marche blanche en hommage à Lyhanna, 11 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé la semaine dernière. Face à cette tragédie, de nombreuses voix se sont élevées. InfoChrétienne a notamment retenu celles de Darja Reichör, rédactrice d’Un Miracle Chaque Jour, et de Delphine Le Pennec, mère de famille et cofondatrice du ministère Inspire.

"Notre petit monde tout entier s'est effondré", a déclaré le 7 juin la famille de Lyhanna lors de la marche blanche qui s'est déroulée dans leur commune de Fleurance (Gers), trois jours après la découverte du corps de la collégienne de onze ans. Sur place, 6 000 personnes étaient réunies, selon la préfecture.

"Lyhanna doit être tellement émue de voir depuis là-haut, tout ce monde rassemblé pour elle", a déclaré une tante de la petite fille depuis une estrade sur laquelle se tenaient les parents de l'enfant et le maire de la ville. "Lyhanna, pardon, pardon pour ce que tu as vécu", a-t-elle conclu.

La jeune collégienne était introuvable depuis le vendredi 29 mai. Elle est aperçue la dernière fois en train de monter dans le véhicule de Jérôme Barella, âgé de 41 ans, le père d’une amie à Lyanna. Le 1er juin, il a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans". Les enquêteurs ont retrouvé le corps de la fillette près du lieu de disparition, dans un site agricole du Gers, le 4 juin. Les causes du décès restent pour l’heure inconnues.

Dysfonctionnements et failles judiciaires

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a dénoncé “un immense échec” dans le traitement pénal du suspect, déjà mis en cause à plusieurs reprises avant la mort de la fillette de 11 ans. Un constat repris par le Premier Ministre, Sébastien Lecornu qui s’est dit "choqué" des dysfonctionnements rapportés et des failles judiciaires. Il a demandé que les premières conclusions de l'enquête administrative lui soient remises "sous 15 jours", a indiqué Matignon.

La procureure de la République d'Auch a fait état lors d'une conférence de presse d'une plainte pour viol datant de 2022 et d'une autre déposée ce mercredi, toutes deux dirigées contre l'homme de 41 ans. La plainte de 2022, classée sans suite en 2024, sera "réexaminée à la lumière des nouveaux éléments", a déclaré la procureure Clémence Meyer.

“Notre monde a besoin plus que jamais de Dieu”

Ce drame a suscité de nombreuses réactions dans la société française. Beaucoup dénoncent une justice trop lente ou incompétente pour protéger les enfants. Darja Reichör, animatrice d’Un Miracle Chaque Jour, a quant à elle souhaité évoquer la place de Dieu dans ce genre d’atrocité et répondre aux questions : "Comment croire en Dieu alors que de telles atrocités se produisent dans le monde ?" et "Si Dieu existe, pourquoi laisse-t-Il faire le mal ?", dans un message publié le 5 juin.

Après avoir déclaré être "profondément bouleversée", "écœurée" et "révoltée" par le destin tragique de la collégienne, elle affirme que "le cœur de Dieu est attristé devant tant de souffrance".

"Le mal est réel. La Bible nous enseigne que derrière lui se trouve un ennemi qui cherche à détruire, à tuer et à faire souffrir. Sa méchanceté semble parfois sans limite. Et une fois encore, nous en voyons les conséquences tragiques. Pourquoi accuser Dieu de ce que le mal produit, alors que Dieu est précisément venu pour sauver, guérir et restaurer ce qui a été brisé ?"

"Notre monde, marqué par la violence, l'injustice et la souffrance, a besoin plus que jamais de Dieu, qui est amour", a-t-elle ajouté avant de conclure :

"Alors réveillons-nous. Refusons de répondre au mal par le mal. Choisissons d’être des artisans de paix, de justice et d’amour."

Certains parents ont également pris la parole sur leurs réseaux sociaux. Parmi eux, Delphine Le Pennec, fondatrice, avec son époux, du ministère Inspire, et mère de trois enfants âgés de deux à dix ans. "Nous devons parler avec nos enfants", explique-t-elle dans une story Instagram en rappelant l’importance de créer un "espace sécurisant qui leur permet de pouvoir parler de tout et de rien".

"N'hésitons pas également à aller à l'école pour poser des questions afin de savoir ce qu’ils mettent en place pour protéger nos enfants", poursuit-elle.

Pour Delphine Le Pennec, sa foi chrétienne est un "socle" qui lui permet de ne pas rester dans un climat d'incertitude et de peur face à la situation actuelle. "Chaque matin, chaque soir et dans la journée, je remets la vie de mes enfants entre les mains de Dieu", nous confie-t-elle.

"Moi, en tant que mère, je ne peux pas les protéger 24 h/24. La seule chose qui me reste, c’est de placer ma confiance en Jésus." 

"La Parole de Dieu nous dit de prier sans cesse. Déclarons le sang de Jésus sur la vie de nos enfants, sa protection divine, sa paix… ", conclut la mère de famille.

Mélanie Boukorras (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / kipgodi

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