Le 25 juillet, une vingtaine d'extrémistes hindous ont passé à tabac un pasteur. Malgré la violence de l'agression, il affirme être plus déterminé que jamais à partager l'Évangile, au Népal.
Alors que le pasteur Rambahadur dirigeait un culte à son domicile, une vingtaine d'extrémistes hindous ont fait irruption sur les lieux, le 25 juillet au Népal. Les assaillants l’ont traîné à l'extérieur et l’ont frappé devant les villageois pendant environ une heure.
Victime de nombreux coups de poing et de pieds sur l'ensemble du corps, il a perdu connaissance, ce qui a poussé ses agresseurs à prendre la fuite. Le pasteur a ensuite été conduit à l'hôpital en raison de graves blessures : le visage tuméfié et la bouche en sang, il rencontrait également d'importantes difficultés pour s'exprimer et respirer.
En sortant de l'hôpital, il a déclaré à des partenaires de l'ONG Portes Ouvertes qu'il avait déjà été menacé à plusieurs reprises pour qu'il arrête de partager sa foi.
"Avant l’agression, j'avais reçu de multiples menaces qui m’ont effrayé. Mais pendant l’attaque, alors que j’avais des blessures visibles sur mon visage et mon corps, je ne ressentais aucune douleur… Je me sentais protégé. Je suis encore plus motivé pour servir, quels que soient les risques."
Selon le pasteur, la méditation de l’Évangile selon Jean et le jeûne de Jésus pendant 40 jours, lui ont révélé que cette attaque était à la fois de la persécution et une façon de tester sa foi.
Désormais, son vœu le plus cher est de pouvoir bâtir une véritable église pour rassembler sa communauté chrétienne, afin que les fidèles ne soient plus obligés de se réunir clandestinement dans des maisons. Contrairement aux chrétiens, les croyants d’autres religions obtiennent les autorisations nécessaires pour construire des temples ou des mosquées.
Le Népal est classé 46e dans l'Index mondial de persécution des chrétiens 2026 de l’ONG Portes Ouvertes. Les convertis de l’hindouisme au christianisme sont les plus persécutés. Ils subissent des pressions de leur entourage et des autorités locales pour avoir "dévié" de leur foi ancestrale.
Elormise Pierre