Lors de funérailles dans une église d’Alep, en Syrie, une bombe a été découverte sous la voiture des pompes funèbres. Aucun mort n’est à déplorer, mais cet attentat déjoué illustre la menace qui pèse sur les communautés chrétiennes du pays.
Le 13 mai dernier, de nombreuses personnes s’étaient réunies pour des funérailles dans une église à Alep. Alors que la voiture des pompes funèbres entrait dans la cour de l’église afin de récupérer le cercueil pour se rendre au cimetière, une bombe est tombée du dessous du véhicule, rapporte Portes Ouvertes.
Sur place, de nombreuses personnes ont alors pris la fuite tandis que des experts sont rapidement intervenus afin de sécuriser la zone. Aucune victime n’est à déplorer. "Nous remercions Dieu que la bombe soit tombée avant d’exploser", a témoigné une personne présente avant d’ajouter :
"Si elle avait explosé alors que nous étions tous à l’intérieur, cela aurait été un massacre. Nous avons eu la grâce de rester en vie."
Cet événement illustre la menace qui pèse sur les communautés chrétiennes du pays. Par ailleurs, plusieurs attentats ont été évités grâce aux forces de l’ordre syriennes ces derniers mois.
L’un des attentats les plus marquants est celui de l’église Saint-Élie de Damas, il y a un peu moins d'un an le 22 juin dernier. Un kamikaze affilié à l’organisation terroriste Daech est entré dans cette église grecque orthodoxe située dans le quartier de Dweilaa. Lors de cette messe du soir, il a ouvert le feu, tuant plusieurs fidèles avant de se faire exploser sur place. Vingt-deux chrétiens ont été tués et de nombreux autres blessés.
Dans ce pays classé 6e dans l’Index mondial de persécution 2026, les chrétiens sont tués et les églises attaquées.
"Les chrétiens sont surveillés à Alep, incités à se convertir à l’islam à Damas, déscolarisés dans les régions kurdes et plongés dans l’insécurité dans le centre et le nord du pays par la présence de groupes extrémistes."
Mélanie Boukorras